Les Allobroges (par Shaunur)

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Les Allobroges (par Shaunur)

Message par Gérard Bouchard le Lun 14 Déc - 17:56




Avant Propos:

Voilà un moment que j’avais l’envie d’écrire un RP. Je voulais cependant aborder un thème que personne n’avais encore traité (en tout cas pas dans les RPs que j’ai lus), mais je n’avais pas d’idée en tête. Jusqu’à la semaine dernière environ. Ce RP sera une uchronie, qui retracera l’indépendance de la Savoie, à la fois par les armes et la diplomatie, mais surtout par la diplomatie. Mon but est de rendre cette uchronie la plus réaliste possible, d’où un travail de recherche plus ou moins poussé sur le Risorgimento, le 2eme Empire et le nationalisme Savoyard. Les premiers chapitres seront consacrés à des événements réels, avec peu ou pas de modifications, afin de mettre en place le contexte. La Savoie viendra plus tard. Ce RP s’attachera bien plus à la « grande histoire », qu’a la « petite » d’où l’absence d’un personnage central au récit. Bon maintenant que j’ai fini de raconter ma vie, place aux choses sérieuses. J'attends avec impatience vos retour, conseil, critique.

PS : Le premier qui ose me parler « des Savoie » sur ce topic je l’éventre et le pends avec ses tripes. En toute amitié bien sûr :crazy: .
PS2 : Si des fautes on échappés à ma vigilance (ce dont je ne doute pas) et surtout à celle de Word, je vous prie de m’excuser.

Spoiler:

Chapitre 1: L'attentat d'Orsini et les accords de Plombières

L’homme semblait nerveux, vérifiant l’heure toues les deux minutes comme si des heures s’étaient écoulées dans ce laps de temps. 19 heures 30. Encore une heure d’attente. Il vérifia que ses complices étaient bien en place. Gomez et Rudio, à quelque pas de lui semblait tout aussi anxieux. Il n’arrivait pas à voir Pieri depuis la ou il était, ce dernier ne devait pas avoir bougé de la rue Le Peletier ou il l’avait envoyé se placer une demi-heure plus tôt. Gomez s’approcha de lui, et, dans un français approximatif, lui demanda combien de temps ils leur restaient à attendre. Il lui répondit rapidement et lui ordonna de retourner à sa place. Il jeta un coup d’œil rapide à ses compagnons. Ces hommes étaient marqués par le temps, et par les combats. Lui-même n’était pas vraiment de la première jeunesse. Sur son front dégarni, ses cheveux grisonnaient, et son épaisse barbe n’était plus aussi noire qu’elle l’avait été. Les combats eux n’avait laissé que peu de trace sur son corps, mais son âme, elle était marqué par ce qu’il avait vu et ce qu’il avait fait.
Après une longue heure d’attente qui avait paru s’étendre sur des jours, Rudio s’approcha de lui et lui dit : « Ils arrivent ». Le moment était enfin venu. La nervosité laissait place à l’excitation. Il tenait enfin la possibilité de se venger de l’échec de la République de Rome. 20 heures 30. L’empereur était à l’heure. On entendait déjà les sabots des cavaliers claquer sur les pavés de Paris. Le cortège tourna dans la rue. Les lanciers continuèrent jusqu’à l’opéra. La berline de l’empereur s’arrêtât non loin de lui. D’un geste discret il fit signe à ses compagnons qu’il était temps. Gomez lança la première bombe, qui roula sous les pattes des chevaux. L’explosion fut terrible, fauchant hommes et chevaux. Le chaos n’avait pas eu le temps de s’installer dans la rue que deux autres explosions secouèrent la rue. La première retentie sous l’attelage de la voiture de l’empereur, la deuxième directement sous la même voiture. Cette dernière se renversa sous le choc. Aux alentours tout n’était que chaos, des gens criaient, les vitres des immeubles avait été soufflé par la violence des détonations. Les complices profitèrent de ce désordre total pour s’enfuir. L’homme n’était pas serin pour autant. Seulement trois explosions avaient déchiré la quiétude de cette soirée parisienne. Pourquoi Pieri n’avait pas agi ? L’homme espérait de tout son cœur que ce dernier n’ait pas été arrêté, même si il savait que c’était très probable, après tout Pieri était déjà recherché par les forces de l’ordre de l’empire. Quoi qu’il en soit, ce qui était fait était fait, et la République de Rome était vengée.



Le Palais des Princes était décoré avec faste. Cela n’empêchait pas le comte de Cavour et président du conseil des ministres du Royaume de Sardaigne d’être anxieux. Dans quel but l’empereur l’avait fait venir ici, dans cette petite ville thermale des Vosges. Pourquoi tant de secret autour de cette rencontre. Cavour était sûr que cela n’était pas sans rapport avec la situation Italienne. Tandis que Cavour était toujours à se poser les mêmes questions, l’empereur rentra dans la pièce. Il était habillé simplement, mais avec élégance. Cavour le salua respectueusement. D’une voix lente, l’empereur demanda à ce qu’on les laisse seul. Cette voix, qui lui avait valu bien des critiques de la part de ses opposants, le traitant bien souvent de « crétin », salua chaleureusement le comte et l’invita à s’assoir. Cavour s’exécuta, et engagea la conversation. « Votre Majesté, puis-je savoir pour quelle raison vous m’avez fait venir dans ce coin reculé des Vosges ? » L’empereur pris le temps avant de répondre de sa voix trainante. « Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a 6 mois de cela j’ai été victime d’un attentat. Je n’en ai réchappé de peux, et uniquement car ma voiture était blindé. Felice Orsini, l’homme derrière tout cela, m’a fait parvenir une lettre avant de mourir sur l’échafaud. Il m’implorait de faire quelque chose pour l’Italie. Sa lettre, ainsi que ses actes, m’ont fait prendre conscience de la gravité de la situation Italienne. » L’empereur marqua un temps d’arrêt avant de reprendre. « Tant que les Autrichiens seront présent en Lombardie et en Vénétie, la situation Italienne ne pourra pas se débloquer. » Cavour pris alors la pris alors la parole. « Cela, mon gouvernement, ainsi que mon Roi en est bien conscient. Mais que pouvons-nous faire ? La Sardaigne, même allié à d’autres états italiens, n’est pas assez puissante pour repousser les Autrichiens. La guerre de 1848 l’a assez bien prouvé je pense. De plus si le Piémont et la Sardaigne soutiennent pleinement la guerre, la Savoie, elle est lasse de combattre pour l’unité d’un pays qui n’est pas le sien. La Savoie gronde, elle se sent abandonné par la famille de ses Ducs, exaspéré par leur politique italienne et le désintérêt de ces derniers pour, selon les Savoyards, leur berceau. Si la Savoie ne s’est pas encore rebellé c’est par respect et fidélité à la maison de Savoie qui les dirige depuis plus de 800 ans. »
L’empereur réfléchit longuement à ce que Cavour venait de lui dire, puis repris la parole. « Avec le soutien de la France, la Sardaigne serait en état de tenir l’Autriche en échec. Reste la question de la Savoie. Elle ne combattra pas de bon cœur dans une seconde guerre offensive pour l’Italie. Cependant si l’Autriche lance les hostilités, les Savoyards prendront les armes pour défendre la nation des De Savoie. Mais les autrichiens ne sont pas fou. Ils ne déclareront pas la guerre à la Sardaigne unie à la France. Nous devons absolument garder nos accords secrets. Faites votre possible pour énerver les Autrichiens, forcer les à vous déclarer la guerre.» Cavour, ravis par les propos de Napoléon, exprima néanmoins un doute. « Mais, votre majesté, les Français sont-ils prêt à sacrifier des vies pour l’unité italienne ? » « J’en doute fort », lui répondit l’empereur, « c’est pourquoi il doit y avoir une compensation à l’engagement des troupes Françaises. Je propose que le versant occidental des Alpes revienne à la France. Ce qui inclut le Duché de Savoie ainsi que Comté de Nice. »
Après plus d’une heure à discuter des conditions exacte du traité, Napoléon III et le comte de Cavour étaient enfin d’accord et purent signer un pacte de défense secret, assurant la cession de la Savoie et de Nice en cas de victoire contre l’Autriche.

Chapitre 2: Solferino

On bataille depuis des heures. Le carnage a commencé avant même le lever du Soleil. La journée a mal commencée pour tout le monde. Personne ne s’attendait à trouver une armée en face de lui, les deux camps s’étant trompés sur les mouvements de leurs ennemis. Le sang abreuve déjà la terre des positions Autrichiennes, que les Sardes ont tenté d’enlever plusieurs fois sans succès, se faisant repousser par la mitraille et les baïonnettes. La situation est au point mort. Les Sardes n’arrivant pas à monter une attaque capable de briser les défenses des Autrichien. Ces derniers n’ont aucun avantage à quitter leurs positions pour aller chasser un ennemi supérieur en nombre. Des deux côtés l’on espère une victoire à Solferino pour venir débloquer la situation ici. Quelques assauts percent les lignes de défenses, mais le manque de coordination entre les généraux des divisons Sardes empêche d’exploiter ces maigres succès. Ainsi passe la journée, les Sardes se ruent à l’assaut, les Autrichiens les repoussent, avec grande violence. Quand les Sardes, réussissent tout de même à prendre position, ils se retrouvent isolés, rapidement à cours de balles. Un stand de tir pour les Autrichiens. Les plus braves se lancent en avant, baïonnette au canon, peur aux tripes. La plupart se replient sous un feu nourri. Peu arrivent au bout.

Du côté Français la situation ne semble guère mieux. Si l’état-major français se débrouille mieux que ses homologues Sardes, la situation n’est pas belle à voir. C’est une guerre de position. Chaque colline, chaque fossé est arraché à l’ennemi à la baïonnette et au prix de lourdes pertes. Mais les renforts arrivent et l’on progresse. Lentement, mais l’on progresse. La cavalerie n’a que peu d’utilité dans ce relief, brisant la vitesse des chevaux, réduisant grandement l’efficacité des charges. Ainsi passe la journée. On prend une colline, un fossé, pour découvrir l’ennemi retranché quelques mètres plus loin. Alors on charge. On se tue. A la baïonnette, à la crosse, à main nue ou avec ce qui nous tombe sous la main. Et au milieu de ce carnage, on fait parler l’artillerie et la poudre. Les balles et les boulets déchirent sans distinctions aucune la chair des vivants et des morts. L’odeur de la poudre se mêle à celle du sang et de la sueur des hommes. Sur le front la situation est confuse pour les soldats, les officiers servent de cibles d’entrainement pour les chasseurs des deux côtés. La fumée rend l’action plus confuse encore. Les hommes se distinguent par leur bravoure, et meurent dans un même élan. Sous une chaleur écrasante et accablante les hommes progressent et meurent. Dans les villages la situation est pire. Les Autrichiens sont retranché, chaque centimètre ce paye le prix fort. Pour avancer il faut piétiner les corps des soldats passé ici avant. La situation pour les blessés n’est pas glorieuse. Abandonnés, ils se font marcher dessus par leur camardes marchant vers le front. Quand la cavalerie passe, les sabots ferrés des chevaux défoncent les crânes et enfoncent les cages thoraciques. Ainsi passe la journée. On progresse. Colline après colline. Fossé après fossé. Village après village. Le sang abreuve la terre. Le champ de bataille n’est plus qu’un immense charnier, une fosse commune à ciel ouvert. Mais l’on progresse. Petit à petit, tous les points retranchés que les Autrichiens occupaient le matin tombent aux mains des Français. La fin de la journée finit par approcher, et avec elle, la fin de ce carnage. Après plus 15 heures de combats, les Autrichiens se rendent à l’évidence, et acceptent la défaite.


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Gérard Bouchard

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